LE MARCHE DE LA PÊCHE EN FRANCE



LE MARCHE DE LA PECHE EN FRANCE

Si le Conseil Supérieur de la Pêche, aujourd’hui Office National de l’Eau et des Milieux Aquatiques (ONEMA) a recensé en 2006 entre 1.3 et 1.4 millions de pêcheurs en eau libre en France (chiffre en constante régression depuis 20 ans, il y en avait 2.2 millions dans les années 86) le nombre des pêcheurs de " Loisirs " et des pêcheurs en mer progresse.
On estime à près de 3 millions le nombre de personnes qui pratiquent la pêche récréative et sportive en mer. Entre 1.5 et 1.8 millions pêchent en bateau ; entre 1 et 1.2 millions pêchent du bord et 1 à1.5 millions pratiquent la pêche à pied (sources BVA).

Pour les pêcheurs de" loisirs " en eau douce et qui pratiquent surtout dans des eaux closes et privées, une étude est en cours mais confirme déjà un nombre très supérieur à 1 million de pêcheurs.
Il est évident qu’on retrouve une partie des pêcheurs pratiquant en mer dans des catégories pêchant en eau douce et réciproquement. Toutefois on peut dire que nous dépassons probablement les 3,5 millions de pêcheurs. Cela veut dire que 5 % des français vont à la pêche. Précisons qu’il y a 10 ans, cette proportion de pêcheurs en France était de 7 %.

Malgré tout, aujourd’hui, on peut encore dire que c’est la France qui a le plus grand nombre de pêcheurs au sein des pays de l’Union Européenne et des pays européens qui ne sont pas encore dans l’Union. Dans l’ensemble des pays européens, excepté la Russie et les pays de l’ex URSS, on estime qu’il y a 30 millions de pêcheurs. La France représente donc 10 % du monde de la pêche en Europe. Economiquement, ce n’est pas rien !

Ces pêcheurs représentent un marché consommateur, qui, selon les estimations, varie entre 350 et 380 millions d’euros. Il s’agit d’un marché qui est resté longtemps stable mais a connu une récession lente ces dernières années.

La France offre 275 000 km de cours d’eau, 110 000 ha de plans d’eau et 4 000 km de côtes. C’est donc un territoire exceptionnel pour la pratique de tous les types de pêche à condition de respecter la mer, la nature, les sources, les ruisseaux, les rivières, les fleuves, les étangs et les lacs.

En 2004 la production d’articles de pêche en France a été de 40 millions d’euros dont 18 millions à l’export. En fait la pêche représente 7 % de la production d’articles de sport dans notre pays. Avec les délocalisations vers les pays d’Asie, ce secteur a régressé dans sa globalité sauf pour certains producteurs d’articles de pêche qui ont résisté et qui ont continué de progresser.

On peut donc comprendre, à la lumière de ces différentes données, que la pêche soit un facteur important et non négligeable de l’économie. Cette activité touche les secteurs de la production industrielle, de la production agricole (amorces), de la production piscicole, du tourisme, de l’hôtellerie, de la restauration, du commerce traditionnel et spécialisé et, de la grande distribution.

De plus, la présence et l’action des pêcheurs sur le terrain est un relais important dans la protection et la sauvegarde des biotopes, ainsi que des espèces animales et végétales concernées. C’est aussi un milieu privilégié pour transmettre aux enfants des valeurs saines et découvrir la nature.

L’organisation de la pêche en France vous est expliquée sur une autre fiche, mais il est important de comprendre qu’il faut dépasser l’image « ringarde » du pêcheur. C’est un citoyen respectable et responsable à tous égards.
Il faut donc que nos dirigeants politiques en soient aussi conscients, facilitent et encouragent ce loisir dans tous ses aspects positifs. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’une nouvelle loi sur l’eau a été votée et qu’un certain nombre de changements sont intervenus dans la gestion du monde halieutique.

Au moment où le secteur économique de la pêche de loisir, (10.000 emplois en France), traverse une crise majeure du fait de l’érosion spectaculaire du nombre de pêcheurs, il est impératif qu’une partie significative de ces sommes puisse être consacrée à l’initiation des jeunes à la pratique et à la promotion du loisir pêche.
Le secteur de la pêche de loisir connaît une crise économique majeure depuis plusieurs années du fait de la diminution dramatique du nombre de pêcheurs (25% de l’effectif, soit 500.000 pêcheurs perdus en 10 ans).

Cette crise a notamment les conséquences suivantes :
  • La baisse du chiffre d’affaires du secteur de 3,5% en 2004 et 2,5% en 2005 (selon observatoire de conjoncture I + C).
    Or ce secteur concerne 10.000 emplois directs et génère un chiffre d’affaires de 1 milliard d’euros toutes activités confondues en introduisant par exemple le tourisme. Déjà fragilisé, il ne pourra pas supporter sans restructuration douloureuse une diminution constante de son activité.

  • La fermeture de 200 magasins de détail depuis 2 ans, entraînant à elle seule des pertes d’emplois estimées à 400 personnes.

Les causes de cette situation sont pourtant connues et les moyens d’actions existent :
  • Insuffisance d’une structure d’initiation à la pêche.

En 2004 et 2005, on estime que près de 100.000 pêcheurs ont été perdus chaque année. La population des pêcheurs est en effet vieillissante : âge moyen de 54 ans et seuls 15% des pêcheurs français ont moins de 18 ans. Il existe donc des risques majeurs de perdre encore plus de pêcheurs dans les années à venir.
Par ailleurs, les jeunes n’ont pratiquement aucun accès à ce loisir car très peu de structures proposent des modèles d’apprentissage et les clubs pouvant les accueillir fonctionnent quelques journées dans l’année et sont très vite saturés.

Il est donc impératif d’initier les jeunes à la pratique puisqu’on devient pêcheur avant 12 ans et que cette initiation est de moins en moins assurée par la cellule familiale.

C’est pour cette raison, en particulier que les « Baptêmes-Pêche » ont été créés par l’Association PROMOPECHE.

Cette initiative « Baptêmes-Pêche » de PROMOPÊCHE a permis d’initier plus de 15 000 jeunes depuis 2005, sur une région test, auprès de centres aérés dans une quinzaine de départements.
Elle a surtout démontré l’engouement formidable des plus jeunes pour la pratique de la pêche et l’intérêt des centres aérés pour s’associer à une telle démarche.
  • Manque d’investissement publi-promotionnel pour améliorer l’image de la pêche auprès des non pêcheurs et, faire la promotion des lieux de pêche de qualité.

Selon l’étude GIFAP effectuée en mai 2005, améliorer l’usage de la pêche est considéré comme l’élément le plus important par les jeunes pêcheurs (moins de 20 ans), afin de rendre la pêche plus attractive.
  • Par ailleurs, le manque de poisson étant une des causes principales de la désaffection des pêcheurs actifs pour leur loisir, il est prioritaire de faire la promotion des parcours de qualité (bien empoissonnés, spécialisés sur certaines pratiques et faciles d’accès).

C’est également pour cela que PROMOPÊCHE a travaillé à la création d’un réseau de
PLANS D’EAU LABELLISES.

Aujourd’hui, nous avons déjà labellisé une première tranche de 45 plans d’eau et travaillons à étendre ce réseau dans les mois qui viennent.
Le premier réseau français de plans d’eau et parcours de pêche